Les critiques

Cette page a pour but de vous laisser la parole à propos de mes écrits. En effet, dans un livre ou une nouvelle, il y a deux choses: celui qui l'a écrit, et celui qui la lit. Et je ne vois pas pourquoi seul celui qui a écrit serait autorisé à commenter ce qu'il fait. Le lecteur a évidemment son mot à dire.
Donc je mettrais ici les critiques que je recevrais de vous, amis lecteur.

Mais je vous vois venir: Ouaf, c'est facile pour FMP: il peut mettre que les bonnes critiques sur son site.. Hè...
Eh bien ça va peut-être vous surprendre, mais j'ai suffisamment d'honneteté intellectuelle pour publier ici les bonnes comme les mauvaises critiques. Eh si...
Donc voilà, c'est dit, j'attends vos commentaires avec impatience.. Bande de petits chenapans..

pour m'écrire

Les critiques

Nouvelle critiquée Critique Auteur de la critique Commentaire de FMP thE mAd
Une dernière volonté? Avant de mourir... Ray Stanz... voilà un nom qu'on est loin d'oublier. La plus grande IA qu'il ait créé est bien sa folie. Du début jusqu'à la fin on suit sa progression vers la noirceur de son esprit. Un fou ne sait jamais qu'il est fou, aussi Stanz est bien plus que cela. Ce livre est digne du plus grand écrivain. Plein de rebondissements, de surprises, le tout ficelé par un style fort sympa, un humour noir comme je l'aime, et une richesse dans les mots. Il manque en revanche quelque chose à ce livre. Il lui manque une couverture et une place dans les rayons des librairies. C'est prévu ? Felinras
L'Alliance des Seigneurs
Pour ce qui est de la publication: j'y songe bien évidemment. Mais hélas je ne suis pas encore assez sûr de mon "talent" pour pouvoir affronter un éditeur.. Malgré, et je vous en suis très reconnaisant, les bonnes critiques que je reçois de votre part...
Nouvelle Matrice Ha bien sympa d’avoir des nouvelles de Ray, même si il sombre clairement dans la folie furieuse. Complètement schartb’ l’animal, arraché de chez arraché qu’il devient.
L’histoire est une nouvelle fois bien menée, par contre au niveau de l’intrigue, c’est moins palpitant que, je sais pas moi, Mort2 par exemple ou dans un tout autre registre Téléportation, mais de toute manière, à mes yeux cela reste ta meilleure oeuvre à ce jour. Je comparerais facilement cette nouvelle avec Mort, même si l’atmosphère n’est pas aussi lugubre et que dans ce récent opus, on puisse encore croire en l’humanité.
Un truc que je trouve dommage : Edgar Truste et Ushio Yamauchi ont une conversation presque normale, pourtant tu dis que Ushio est plus proche du demeuré complet que le l’être sensé comme l’est Edgard. Bon tu me diras qu’ils ne parlent pas de relativité restreinte où de fusion à froid, mais il ne ressort pas qu’il est parfaitement crétin. Enfin c’est un détail.
Autre chose, mais là c’est pour chipoter, tu parles de Big Bang2, et effectivement c’est très parlant, sauf que le Big Bang est une grosse explosion qui préfigure le début de tout alors qu’il s’agirait plutôt d’un Big Crunch. Mais je comprends que tu préferes BB2, c’est plus simple pour les journalistes ! Par contre je ne suis pas certain d’avoir capté la fin : Ray devient prisonnier de la Sphère où il a recréé le persona de Naomie, bien. C’est dire que sa créature est elle-même folle amoureuse de Ray et ne veut en aucun qu’il ne s’échappe ? Elle aurait donc besoin d’une colossale énergie pour maintenir son emprise sur l’Elfe blanc ? Ou alors Ray ne peut quitter son amour et conscient de son état, hurle de désespoir ? Bon là je ne sais que trop penser. Maintenant si c’est une volonté délibérée de l’auteur que de laisser le lecteur dans le doute, le pari est gagné.
Autre chose : le coup du créateur dépassé par sa création est bien vu. Puisque personne sur Terre ne l’égale, il crée lui même quelque chose qui est plus fort que lui. On retrouve le mythe de la créature de Frankenstein. Non, non, c’est bien vu.
Enfin voilà, ça m’a bien plu quand même, moins que Téléportation, mais bon, on fait pas un chef-d’oeuvre toutes les semaines non plus, disons presque autant que Petit meurtres entre amis.
Voilà, ce que j’en dis, y’a surement à prendre et a laisser, c’est mon avis, il vaut ce qu’il vaut, surement pas grand chose, mais au moins je le partage !
Rycil Juste un petit détail: je crois que le Big Bang se justifie puisque dans Mort2, on voit bien que l'explosion donne lieu à une nouvelle Matrice. C'est donc bien, en quelque sorte, d'une naissance qu'il s'agit, et non pas d'une destruction. Mais bon, c'est vrai que les deux noms se justifient...
A part ça, cette nouvelle sera suivie d'une autre, expliquant mieux ce qui se passe à la fin. Mais Rycil a parfaitement compris: c'est bien sa première explication qui est la bonne.
Une dernière volonté?... Avant de mourir... Tel le bien qui ne peut exister sans le mal, le premier livre de FMP croise 2 univers, celui de la vie diurne où régne l'argent et les grandes compagnies et le monde nocturne où régne la violence et les shadowrunners.
Premier point marquant de ce livre, le mélange 'cyberculture' et medieval-fantastique qui fourni une base à la fois solide et crédible aux 2 univers.
2 autres faits font que ce livre est différent de ce que vous avez pu lire auparavant: l'idée d'en faire une biographie et le style rapide et tranchant.
Malheureusement, dans le but de rendre son livre pas trop épais si j'ai bien compris, FMP a dû réduire la place occupée par les personnages secondaires qui sont alors sous-exploités (des chapitres d'introduction auraient été les bienvenues) ainsi que celle occupée par le racisme entre les différentes espèces occupant la terre (la aussi sous exploitation de quelque chose qui aurait pu enrichir le récit).
Quant à vous donner un avis personnel sur le récit en lui même, je dois avouer que le début (et surtout les passages ou ils font des mission à 4) est géniallissime. La fin l'est aussi mais on sent que le style a évolué: ce n'est ni mieux ni moins bien, c'est différent, beaucoup plus noir et avec un récit recentré sur le personnage principal. Par contre Ray tue un peu trop de monde à mon gout et surtout des gens qui ne le méritent pas, ca lui fait perdre la compassion qu'on a pour lui au début du récit, serait-ce la vengance qui lui a fait perdre ce qui lui restait d'humanité?

Mac Gregor
Rien a rajouter, sauf que Ray Stanz n'est pas un héros comme les autres. Ce n'est même pas un héros du tout, puisqu'il n'agit que pour lui et n'a aucun respect pour les autres. mais à mon avis, c'est ce qui le rend intéressant. Et les crimes gratuits qu'il commet ne sont pas forcément dénués de sens. Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler le livre, mais je crois que ça correspond bien au personnage. Donc je ne les regrette pas.
Une dernière volonté?... Avant de mourir... Cher Mr FMP the Mad, c'est avec joie et le coeur serré que je vous fais parvenir cette critique (enfin quand je dis critique, tout est relatif) en effet après avoir lu, que dis-je, dévoré vos écrit, je me tourne vers vous pour vous félicitez. Je pourrais vous demandez d'ou vous viens cette imagination si fertile, ce sens de la répartie, ces dialogues qui font mouches et ce soucis du détails, mais je crois savoir que vous avez été à bonne école (Nor ein mal, Christophe, Nor ein mal). Mais je m'égare, aussi pour ne pas croire que tout est beau, tout est gentil dans cet ouvrage, peut-être devrais-je avouez que le héros semble par moment trop inhumain mais justement humain, il ne l'est pas, alors... Il n'est pas de ces héros manichéens mais bel et bien de ceux qui jouent entre finesse, cruauté, vérité et Vengeance. J'aurais simplement un petit regret pour la fin qui, à mon goût manque de quelque chose, mais cela n'engage que moi ! Rycil Le "Nor ein mal Christophe" est une private Joke.. Sinon je n'ai rien à ajouter, sauf que je me suis retenu de pas corriger le FMP the Mad (et les fautes aussi, hein délinquant?).
Une dernière volonté?... Avant de mourir... Samedi 17 juin 2000
Salut Christophe
Je m'étais donné jusqu'à mardi pour lire ton bouquin mais finalement, je l'ai terminé plus tôt que prévu.
J'ai lu les dernières pages il y a quelques minutes à peine alors, comme tu me l'as demandé, je vais essayer de t'en faire une critique "à chaud". Bon c'est sûr, je ne suis pas une professionnelle de la littérature ni une inconditionnelle de la science fiction, alors mes remarques ne seront peut-être pas toutes pertinentes. J'espère tout de même qu'elles te seront profitables. Voilà ce qu'il en est:
Tout d'abord c'est vrai qu'au début je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec certains films (ou livres) comme "Entretien avec un Vampire" pour ce qui est de la confession du héros dont le passé est loin d'être irréprochable, à un journaliste, mais également et tu dois t'en douter à "Matrix".
Sur ce point là, c'est vrai qu'il y a beaucoup de similarités, à commencer par le nom "Matrice" qui désigne une représentation informatisée du monde réel. Autre point commun, la possibilité pour les personnages de se connecter à la Matrice grâce à un câble les reliant à leur ordinateur, ce qui leur permet d'évoluer dans cet univers parallèle, sans même bouger de leur siège.
Ce que je me demande c'est si tu as écrit ton livre avant ou après avoir vu "Matrix". Parce que si tu l'as conçu avant, soit tu as les mêmes sources d'inspiration que les auteurs du film, soit tu t'es fait piquer tes idées!
Ensuite, ce qui m'a sidérée et même épatée, c'est le scénario dans toute sa complexité. Tout est vraiment bien ficelé, j'ai même relu quelques passages du début et tout concorde à merveille: rien n'est laissé au hasard. Remarque, venant de ta part, j'aurais dû m'en douter puisque tu as même trouvé des choses à redire à propos du script de "Matrix", et le scénario de "Pi" te travaille encore.
En tout cas, chapeau puisque même si le monde dans lequel évolue Ray est loin d'être simple, tout comme l'intrigue qui est pleine de rebondissements, ça passe comme une lettre à la poste. Même moi qui ne suis pas une spécialiste de l'informatique, j'ai réussi à comprendre sans aucun effort tous les termes techniques que tu utilises, si bien qu'à la fin, je n'y faisais plus attention, comme si j'avais intégré ce monde si étrange.
Bon, toutes ces réflexions sur le plan technique, c'est bien beau, mais l'histoire dans tout ça! Tu veux peut-être savoir si elle m'a plue? Et bien oui!!! C'est une vraie réussite, même si le thème de la vengeance de l'amour perdu est somme toute assez classique.
C'est sûr qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer, ça n'arrête pas. Entre les fusillades, les confrontations de personnas dans la matrice, la Corvette à plus de 200 à l'heure dans les rues de la ville, les elfes, les trolls, les zoocanthropes etc.. il y en a vraiment pour tous les goûts. Même le romantisme y trouve sa place! Ton héros est finalement une vraie fleur bleue, fidèle jusqu'au bout, sincère, bref il est attachant [Elle va finir par me vexer... (ND Ray)]. Moi il me plaît.
Et puis, comme je l'ai déjà dit tout à l'heure, je trouve que l'intrigue est drôlement bien menée, chaque détail a son importance et joue tôt ou tard un rôle dans le déroulement de l'histoire. J'aime bien quand il faut réfléchir un peu, ça éveille la curiosité d'en savoir plus. Finalement, tout s'enchaîne naturellement et même si le lien entre les différentes scènes n'est pas tout de suite évident, tout s'éclaire dans les derniers chapitres.
Au fait, où as-tu péché toutes ces idées? Tu dois avoir un truc!? Non vraiment je trouve que tu as fait du bon boulot, aussi bien dans le style avec des descriptions pas trop longues mais suffisament précises, que dans l'histoire.
A mon avis tu n'as rien à envier à certains auteurs, tu as déjà tout en main pour réussir. Bonne chance donc pour la suite. D'ailleurs, si tu veux une petite critique pour ton prochain livre, pas de problème, je me porte volontaire.
Bon courage.
Delphine B.
(Saintes)
J'ai coupé le Post Scriptum, il faut que j'en parle un peu:
dans celui-ci, elle reprochait aux personnages féminins du livre d'être trop idylliques. A ceci je réponds que je préfère décrire des femmes qui me plaisent physiquement que des thons. Et puis, finalement, c'est quand même plus agréable pour le lecteur (ou la lectrice, vis-à-vis des persos masculins) qu'on parle de jolie femmes. Non?
A part ça, j'ai écris le livre fin 1998, donc bien avant la sortie de "Matrix". L'univers décrit dans mon livre (et dans "Matrix") vient effectivement de la culture cyberpunk, lancée par William Gibson (même si je trouve ses bouquins infâmes, il faut reconnaitre que c'est le père de cet univers exceptionnel). Beaucoup de livres et de films essaient de retranscrire cet univers noir et galque. Seul, à mon avis, "Blade Runner" y a parfaitement réussi, et tous les autres sont des copies plus ou moins originales. C'est donc à cause de ça qu'effectivement des détails reviennent souvent (le nom "'Matrice", l'interfaçage..)
Quant aux idées: on ne peut jamais dire d'où elles viennent. Sans doute d'un peu partout.